Masisi : Insécurité grandissante à Ufamandu 1er, la Nouvelle société civile congolaise ( NSCC) lance une sonnette d’alarme

La coordination territoiriale de la Nouvelle Société Civile Congolaise en territoire de Masisi lance un cri d’alarme auprès des autorités suite à la dégradation de la situation sécuritaire à Remeka, un village du groupement Ufamandu 1er, en chefferie des Bahunde, territoire de Masisi.

D’après Baraka Gabriel, coordonnateur de cette structure citoyenne, cette situation est causée par des éléments de l’armée et de la police nationale congolaise qui au lieu de sécuriser la population et leurs biens sèment plutôt le désordre.

Cet acteur de la société civile indique que dans la journée de dimanche 30 octobre 2022, un élément FARDC a semé la panique au marché de Remeka en tirant des coups de balles à tort et à travers et ce, sans motif valable. Cette situation a conduit à la perte de plusieurs biens de valeurs des pauvres habitants.

«On en a marre, quand les éléments FARDC et de la Police commencent à tirer à tort et à travers jusqu’à ce que la population arrive à paniquer et perdre plusieurs biens de valeur, jusqu’à penser que peut-être ce sont les forces négatives qui attaquent, c’est vraiment désolant», s’indigne t-il.

Baraka Gabriel, président du NSCC/Masisi

Face à cet état, il lance un appel aux autorités de l’état de siège de se pencher à cette question avant que la situation ne s’empire.

«Il n’y a pas longtemps, à Konkwe toujours dans la chefferie des Bahunde un élément de la police avait tiré au hasard en plein marché faisant un mort et un blessé grave», fait savoir le coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise en territoire de Masisi.

Et de renchérir : «Nous sommes entrain de lancer un plaidoyer auprès du gouvernement de l’état de siège, au niveau provincial, d’instruire les forces de sécurité en leur apprenant leur objectif primordial qui est de sécuriser la population et leurs biens. Nous leur demandons de s’y investir activement pour que des cas pareille ne se reproduisent plus».

Jérémie Kabali