Pour un rafraîchissement de mémoire, il nous a paru inévitable de vous faire un petit rappel sur cette agence d’importance capitale pour le développement de la République Démocratique du Congo.
L’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI) est un Etablissement public à caractère technique, doté de la personnalité juridique et de l’autonomie de gestion. Elle est l’organe Conseil du Gouvernement Central et des Gouvernements Provinciaux en matière de promotion des investissements et de l’amélioration du climat des affaires, placée sous la tutelle de Monsieur le Ministre d’État, Ministre ayant le Plan dans ses attributions.
Ses missions sont fondées conformément aux textes qui la régissent, à savoir la Loi n° 004/2002 du 21 février 2002 portant Code des Investissements, et le Décret du Premier Ministre n° 09/33 du 08 août 2009 portant statuts, organisation et fonctionnement de l’ANAPI, les missions assignées à cette Agence sont les suivantes :
Promotion de l’image positive de la République Démocratique du Congo ; Promotion des opportunités spécifiques d’investissement ; Plaidoyer pour l’amélioration du climat des affaires au pays (after-care) ; Accomplissement administratif des investisseurs qui décident d’établir ou d’étendre leurs activités économiques sur le territoire national.
Ce code d’investissements reste malgré quelques faiblesses l’instrument par excellence en termes de promotion des investissements en République Démocratique du Congo. Si, la réflexion s’oriente aujourd’hui autour de la révision de ce Code des investissements, l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) se félicite de la belle progression des investissements agréés entre 2020 et 2022. Sur 278 projets d’investissements soumis à l’agrément aux avantages du Code des investissements, 43% des projets ont été agréés jusqu’au mois d’octobre 2022 pour une valeur de 4.054.255.906 USD. Autant dire que, malgré quelques ajustements indispensables, le climat des affaires se porte bien en RDC.
La RDC a opté pour une économie de marché dans lequel, le secteur privé est le principal moteur de la croissance. A ce titre, l’investissement privé est une condition préalable indispensable à la croissance économique. Dans les pays en développement, les pays émergents comme dans les économies en transition, l’investissement constitue une source importante de croissance des revenus, de création d’emplois, de transfert de technologies et de modernisation de l’outil de production. Il s’agit de fixer un cadre réglementaire approprié pour l’investissement qui a toujours été une préoccupation fondamentale des responsables des politiques relatives à l’investissement.
Quoi que soumis à quelques ajustements pour le rendre plus attractifs et l’adopter au contexte actuel, le Code des investissements de 2002 reste un outil de référence en termes d’attractivité de l’environnement des affaires de la RDC. Au-delà du Code des investissements, la RDC a mis en place un arsenal juridique des réformes pour améliorer le climat des affaires et attirer de plus en plus les investissements tant direct étranger que des nationaux.
En terme de conclusion, on dirait bien que, dans une perspective optimiste, il porte à croire que les réformes entreprises, associées à la mise en œuvre du Programme de Développement Local de 145 territoires, le Plan Directeur d’Industrialisation et d’autres programmes sectoriels, constitueront, une fois réalisés, un catalyseur économique favorisant une intégration interprovinciale, un accroissement du marché intérieur et l’existence d’un support minimum en infrastructures pour attirer plus d’investissements et hisser le pays parmi les meilleures économies du Continent.
La rédaction











