Chaque ménage se trouvant dans les villages du groupement Bashali Kaembe sous contrôle des rebelles Nyantura Abazungu est est contraint de payer une somme hebdomadaire de 2000Fc pour sa survie et chaque individu ayant une masse raisonnable peu importe son âge 1000Fc par mois.
L’alerte vient des habitants anonymes et d’un acteur de la société civile de la chefferie des Bashali, qui, dans un entretien accordé à Lesvolcanews.net ce vendredi 21 octobre 2022 révèlent que la population des localités de Mutobo, Burungu, Nyamitaba, Rushangi-Buramo et Tunda Rubale, dans le groupement Bashali Kaembe en territoire de Masisi, mènent une vie de calvaire.
Cet acteur de la société civile qui a aussi voulu garder l’anonymat précise que tout habitant et tout ménage qui ne parvient pas à payer ce jeton dénommé “Lala Salama ou Nyirabuzima” est sommé de payer une amende allant de 200 à 500$ et cours le risque des graves tortures voire la mort. Des barrières illégales sont également érigées dans toute la zone où ces hors-la-loi torturent et extorquent la population.
«La sécurité est devenue un rêve pour la population de Bashali Kaembe, nous vivons des moments très difficiles et trop douloureux de manière que chaque ménage est obligé de payer 2000Fc par semaine pour la ration des rebelles, il faut aussi individuellement payer 1000Fc par mois pour les mêmes fins, si cette argent n’est pas payé une amande variant entre 200 et 500$ est imposée», rapporte notre source.
Et de renchérir,
«Au delà de ces deux jetons, les rebelles ont instauré le jeton de Salongo, d’ailleurs ce dernier est pire que les deux précédents puisque les habitants sont contraints de travailler pour ces gens, sinon, c’est la mort assurée, à titre d’exemple il y a quelques jours, un professeur qui enseigne à une école secondaire de Muheto a été tué par ces rebelles pour manquement du jeton de Salongo, des barrières illégales où la population est torturée sont érigée, la même situation est vecue partout dans le groupement Bashali Kaembe».
Celui-ci lance un appel au gouvernement, aux autorités de l’Etat de siège, de faire preuve au moins d’un esprit de pitié pour venir en aide à cette population. Il les invite à changer leur stratégie sécuritaire dans le groupement de Bashali Kaembe étant donné que les exactions se sont déjà intensifiées dans tous les villages.
Le même appel est lancé aux députés nationaux comme provinciaux du territoire de Masisi qui, estime-t-il, ont déjà abandonné leur base électoral.
La rédaction










