Les rebelles Ougandais d’Alied Democratic Forces ADF ont signé une incursion dans le village Maboya situé sur l’axe routier Beni-Butembo, dans le groupement Malio en chefferie de Bashu dans le territoire de Beni au Nord-Kivu. C’était aux environs de 2 heures du matin de ce jeudi 20 octobre 2022.
Le bilan provisoire livré par la société civile locale fait état de 8 civils tués dont une sœur religieuse de la congrégation des Petites Sœurs de la Présentation PSP et médecin du Centre Hospitalier de Maboya, une sentinelle de l’hôpital, aux côtés de deux autres tués au quartier et un malade calciné dans sa maison.
Des dégâts matériels sont à signaler après l’attaque, notamment le centre Hospitalier de Maboya incendié et aussi plusieurs boutiques et pharmacies de la place réduites en cendre.
Ces assaillants ont aussi incendié une position militaire ainsi que le bureau du poste de la police occasionnant l’évasion des détenus. À part tous ces dégâts, les rebelles ont pris en otage plusieurs personnes qu’ils ont utilisé dans le transport des biens pillés.

Les terroristes ADF après leurs opérations de 3 heures de temps, se sont dirigés vers Kanyihunga dans le Graben. À leur passage, ces criminels ont tué deux autres civils dans le village de Toha, ce qui porte à croire que le bilan peut s’alourdir d’un temps à autre.
«Nous venons d’enregistrer jusque-là 7 corps de civils tués dont une sœur PSP médecin traitant au CH de Maboya, deux femmes de militaires, une sentinelle, deux autres tués au quartier Mbabutsa ainsi que deux autres corps découvert dans l’après midi», a souligné KAMBALE MASTAKI secrétaire de la société civile noyau de Maboya, qui s’indigne également du retard de l’intervention de l’armée qui est arrivée vers 8 heures pour compter les morts.
La société civile forces vives de Maboya appelle les autorités militaires à renforcer l’effectif des dispositifs militaires et policières. Les sources concordantes parlent de deux éléments ADF capturés grâce aux miliciens Maï-Maï de l’UPLC qui attendent la démobilisation et la réinsertion communautaire et sociale.
John Matata à Butembo











