Cet acte constitue-t-il en réalité une infraction d’offense envers le chef de l’Etat, prévue et punie à l’article 1er de l’Ordonnance-loi n° 300 du 16 décembre 1963 sur la répression des offenses envers le chef de l’État ?
Cet article dispose que l’offense commise publiquement envers la personne du chef de l’État est punie d’une servitude pénale de trois mois à deux ans et d’une amende…, ou d’une des peines de cet article seulement.
En effet, lors du lancement des travaux d’asphaltage de la route nationale N°4 axe Beni-Kasindi par les Présidents congolais et ougandais, qui avait eu lieu dans la localité de Lubiriha le mercredi 16 juin 2021, la cité frontalière de Kasindi possédait une gigantesque effigie portant mention du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à l’entrée principale du marché des bananes localisée, dans le parking public du quartier Congo-ya-sika, mais également sur plusieurs bâtiments au niveau du carré douanier de Kasindi.
Selon certaines opinions c’était juste une manière de flatter l’attention du chef de l’Etat sur l’hospitalité de cette partie du secteur de Ruwenzori en territoire de Beni au Nord-Kivu.
Après cet événement diplomatique lié au lancement officiel des travaux de la modernisation de la route transafricaine qui lie la RDC aux pays de l’Afrique de l’Est, aucune affiche, effigie ni même une petite photo du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo n’est visible sur l’espace public à part dans les bureaux de l’administration publique et quelques agences en douane.
En tous cas, le panneau publicitaire qui portait l’effigie du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo depuis la période de la campagne électorale, n’est nullement occupé et cependant la visibilité publique du garant de la nation SERAIT mise en évidence dans l’oubliette délibérée.
À en croire certaines sources sur place, les responsabilités doivent êtres établies. Ce, après les actes de vandalisme qui avaient eu lieu dans la cité frontalière de Kasindi en 2020 que l’effigie du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo avait été endommagé pour la première fois.
Depuis lors, aucune personne n’est identifiée comme auteur de ce désagrément. Ce qui suscite maintenant de nombreuses réactions au sein de la classe politique.
Une personnalité influentes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) parti au pouvoir de l’actuel régime ayant requis l’anonymat a laissé entendre que ; Une troisième frontière terrestre du pays en terme des recettes, mérite mieux la visibilité publique du garant de la nation qui est sans nul doute, le symbole de l’unité et de la souveraineté.
“Étant partisans du parti au pouvoir, bientôt nous allons déployer les affiches de Fatshi-Beton partout à travers la cité frontalière de Kasindi, comme c’est le cas en Ouganda voisin où, les effigies du Président Yoweri Kaguta Museveni sont disponibles même dans les recoins”, a-t-il indiqué.
D’autres part, les militants des partis politiques hors de l’union sacrée de la nation congolaise estiment que, c’est ne sont pas les effigies du Président de la République qui peuvent apporter une solution aux problèmes du vécu quotidien des citoyens congolais.
L’essentiel pour la partie orientale de la République Démocratique du Congo, c’est le rétablissement de la paix et la réduction sensible de taux de déclarations des marchandises en importation tout comme en exportation, qui compte nécessairement.
PAUL ZAÏDI











