RDC : les actions humanitaires des acteurs politiques congolais, est-ce un atout d’humiliation populaire ? (Billet de PAUL ZAÏDI)

À travers ce billet je désire décoloniser les mentalités congolaises, et bouleverser le rythme national en prenant la défense des nécessiteux et des opprimés qui n’est nullement un sujet tabou. Dans les médias, ce sujet est traité de façon relativement évidente parfois avec un penchant visiblement remarquable.

L’histoire sociopolitique de la RD Congo révèle que, les ambitieux acteurs politiques ne font rien absolument dans le coulisse ou soit ne préfèrent pas le qualificatif de “héros dans l’ombre”, ils posent des actes en fonction de l’unité de mesure de l’électorat.

Un acteur politique congolais lorsqu’il donne même une barre de savon à un déplacé de guerre au Nord-Kivu, il va aussitôt sensibiliser les journalistes en imposant, une extrême propagande. Oubliant ainsi ce principe biblique, Matthieu 6:3-4.

“Mais quand ta main droite donne quelque chose à un pauvre, ta main gauche elle-même ne doit pas le savoir. Ainsi, il faut que ce don reste secret; et Dieu, ton Père, qui voit ce que tu fais en secret, te récompensera”.

Quel paradoxe que les femmes et hommes politiques puissent être propulsés aux plus hautes fonctions de l’Etat en étant si dépourvus des qualités personnelles et compétences indispensables exigées et valorisées dans le monde de l’humanisme.

Donc les politiciens mentent. Dire cela, cependant, ce n’est pas affirmer qu’ils sont véreux. On trouve bien des hommes et des femmes politiques bien intentionnés, travailleurs, animés par un idéal et par le désir de servir.

La question est de savoir pourquoi ils ne parviennent pas à faire exception à la règle; la réponse est que le mensonge constitue une des assises de notre culture politique.

De sorte que cette culture expulse sans ménagement tout politicien qui ose dire franchement, constamment, naïvement son opinion plutôt que l’opinion attendue de lui.

Finalement l’action d’un acteur politique congolais se décline de deux manières. Une attention toute particulière est d’abord portée à tout ce qui pourrait attirer une population dupe et ensuite susciter une polémique aux sein des communautés, avec le risque de briser même la cohésion sociale. Et là, tout le monde est partagé en soutenant x ou soit y.

Certe je suis conscient que, il y a très peu de chances de faire disparaître ce comportement inapproprié à l’attitude africaine. Bien sûr, s’il s’agit d’une culture fomentée par les populistes de la dernière génération.

Alors que la situation change et donc, un débat social devrait s’inspirer ou tirer des leçons de cette erreur humanitaire, pour reconsidérer la façon dont les communautés veulent vivre vis-à-vis des décideurs dans une sphère dominée par les besoins interminables.

Et surtout que, le gouvernement central n’est pas en mesure de subvenir à tous les problèmes majeurs par exemple, en terme des infrastructures de base. Tél que ; les ponts, les écoles, les structures sanitaires etc…

Pour terminer, je propose au commun des mortels de se pencher sur la générosité. Elle est prometteuse d’un avenir radieux pour l’humanité sans pour autant se faire populaire sur fond d’un apport aux opprimés.

PAUL ZAÏDI