De la farine, de l’eau et du sel avec cette formule vieille comme le monde, Nuru un jeune garçon âgé de 17 ans confectionne dans la cité frontalière de Kasindi un pain rond et plat, le «chapati».
Cette activité entrepreneuriale lui permet de revenir sur le banc de l’école, après plusieurs mois d’abandon de classe suite à l’instabilité sécuritaire dans la Est du pays.
Ce déplacé de guerre en provenance de Eringeti et actuellement cantonné à Kasindi-Lubiriha, utilise une plaque de fonte, mais une poêle antiadhésive ou une crêpière pour réaliser cette affaire qui lui permet de gagner plus au moins, 7000 à 16000 Francs congolais au quotidien.
Selon ses explications fournies à lesvolcansnews.net , sa marque de fabrique ne contient pas de levain. Léger, il ressemble à une lune constellée de cratères ou de bulles. Voilà qui le démarque des nombreux autres pains.
À l’en croire, le nom même de cette galette évoque sa fabrication. «Chapati» est en réalité un mot féminin d’origine persane, qui signifie «coup de paume».
Placé dans un coin chaud du marché central de Lubiriha et tenant la qualité de ses marchandises, le commun des mortels est suffisamment interressé à 100%.
PAUL ZAÏDI











