“Puisqu’il s’agit d’une guerre géostratégique menée par les puissances étrangères en République Démocratique du Congo”… Les hostilités peuvent être décryptées par la cartographie des acteurs du marché du coltan.
En distinguant les points névralgiques revient à identifier les leviers par lesquels les Etats gouvernent le marché de l’or gris dans les circuits internationaux. Et selon le groupe d’étude sur le Congo c’est donc ; “le Coltan au coeur du conflit et des intérêts mondiaux”.
En tous cas, le problème n’est donc pas l’échec de certaines opérations militaires amorcées dans les zones en proie à l’escalade de l’insécurité mais, la mauvaise volonté de certains Etats qui nuit à l’ensemble de la région.
Par conséquent, l’action de la légitime défense apparaît donc plus cruciale que jamais. Mais la RD Congo doit maintenant l’assumer avec fermeté en soumettant les jeunes filles et garçons à une formation militaire accélérée et obligatoire sur l’ensemble du territoire national, plutôt que de préconiser des signaux d’hésitations qui déchaînent les appétits de ses compétiteurs aux intentions hostiles.
Finalement pendant près de 20 ans, la lutte contre le terrorisme dans la région orientale du pays regroupant les pays de la communauté de l’Afrique de l’Est, les Nations-Unies par le biais de la MONUSCO est limitée par la faiblesse de ces Etats et du partenariat traditionnel.
Obligeant ainsi le pays de Lumumba à dialoguer autour d’une table ronde avec les acteurs belligérants des pays voisins qui soutiennent le réseau des terroristes d’une manière visible ou d’une façon indirecte et dont les preuves tangibles en témoignent.
Aujourd’hui il est important pour les parlementaires congolais et les warriors du gouvernement de Sama Lukonde de voir la réalité des rapports de force, de leur affaiblissement et à nouveau l’incapacité à pouvoir répondre seuls ou même dans le cadre de l’AEC.
En effet, s’il n’y a pas une réaction beaucoup plus forte de la part des élites politiques, en termes de remobilisation de l’ensemble des stratégies du sursaut patriotique derrière la cause de la sauvegarde de l’intégrité territoriale et de la protection de la souveraineté nationale.
On ne pourra pas avoir des signaux de redressement de la situation surtout avec l’occupation de la cité frontalière et stratégique de Bunagana dans le territoire de Rutshuru, la continuité des crimes de guerre dans le territoire de Beni et Djugu dans les province du Nord-Kivu et de l’Ituri sous état de siège depuis l’année dernière.
” Avec la série des sorties médiatiques en mode d’accusations mutuelles mais également, les perceptions historiques sont également en priorité et accroissent les tensions intercommunautaires “…
En tenant compte de l’allure que prennent les débats sur l’espace public, on a des situations de polarisation politique dans les provinces concernées, alors qu’on a besoin de l’unité compte tenu de la situation sécuritaire.
Toutefois, la société civile dans toute sa diversité a une responsabilité plurielle aujourd’hui et elle doit jouer un rôle important pour la pacification de ce pays continent, si elle mobilise davantage sur les dossiers sensibles et si elle sort d’une posture de dénonciation pour prendre une posture de propositions bénéfiques et d’agissements concrets.
PAUL ZAÏDI










