Alerte : 70% des malades du cancer diagnostiqués en RDC meurent dans la même année (Catastrophe)

Lors d’une séance de plaidoyer ce mardi à Goma, la dynamique pour la santé de la femme a dressé un tableau sombre de la lutte contre les cancers et notamment contre les cancers du sein et du col de l’utérus.

La dynamique pour la santé de la femme essaie de récupérer la situation de la lutte contre ces deux derniers cancers à travers des sensibilisations qui font prendre conscience au niveau politique et d’autres acteurs communautaires.

Les cancers du sein et du col de l’utérus concentrent à eux seuls plus de 50% des cas qui sont enregistrés chez les femmes congolaises. Toutefois, le cancer du col de l’utérus est en tête devant le cancer du sein, fait savoir le docteur Elisabeth Mishika, présidente de la dynamique pour la santé de la femme.

Le facteur âge entre en jeu dans les deux types de cancer. Pour le cancer du col de l’utérus, qui est causé principalement par le papyloma-virus, transmis lors des rapports sexuels, le risque concerne toutes les femmes dès qu’elles ont une vie sexuellement active. Le cancer du sein lui guette de plus en plus les femmes à partir de 50 ans, indique le docteur Elisabeth Mishika qui sensibilise cependant sur la nécessité pour les jeunes femmes de commencer vers 25 ans déjà à surveiller leurs seins et d’alerter en cas d’une éventuelle anomalie.

Il faut toujours un diagnostic précoce

Il vaut mieux prévenir que guérir, laisse entendre le docteur Elisabeth Mishika, présidente de la dynamique pour la santé de la femme, qui mène son plaidoyer à l’occasion d’octobre, mois qui célèbre la lutte contre les cancers.

Elle prévient que le traitement des cancers qui se font diagnostiquer en phase terminale coute cher. En général, de tels cas ne guérissent pas. En RDC, plus de 70% de ces cas meurent dans la même année, fait-elle savoir. En cause, outre le retard du diagnostic chez les victimes, la RDC dispose d’un équipement technique et une main d’œuvre spécialisée insuffisants.

‘’La femme doit prendre conscience qu’elle est concernée par ces maladies-là. Quand nous parlons de dépistage précoce, le dépistage ne s’adresse pas aux gens qui ont déjà des signes. Parce que quand on a déjà des signes du cancer du col, quand on a déjà de signes au niveau du sein, quand c’est déjà un cancer, souvent c’est déjà tard. Donc ne pas attendre les signes.’’, recommande le Docteur Elisabeth Mishika.

Les femmes doivent changer donc leur comportement pour prévenir le développement de ces deux cancers, explique-t-elle, pendant qu’elle rappelle les facteurs qui favorisent le cancer du col de l’utérus notamment. ‘’Il y’a notamment les rapports sexuels précoces, avoir des rapports sexuels avec de multiples partenaires, ceux qui sont déjà porteurs du VIH, c’est aussi un facteur favorise,…’’, dit-elle.

Frédéric Feruzi