Les activités ont été paralysées toute la journée de mercredi 28 septembre à Masisi centre dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, en marge de la ville morte décrétée dans cette entité par les forces vives de la société pour réclamer du gouvernement congolais la reprise de Bunagana et d’autres villages du territoire de Rutshuru actuellement sous contrôle des rebelles du M23.
D’après Telesohore Mitondeke, rapporteur de la coordination territoriale de la société civile forces vives de Masisi, le mot d’ordre donné a été respecté par la population dans son ensemble, ce qui témoigne sa solidarité envers tous les compatriotes victimes de la guerre imposée par le Rwanda à travers le M23.
«Nous ne pouvons que remercier sincèrement toute la population de Masisi qui a honoré l’appel de la société civile en acceptant et en séchant toutes les activités, ce qui est une façon de vouloir exprimer ses sentiments de solidarité avec toutes les populations congolaises victimes de cette agression de nos voisins. C’est aussi un aspect de faire montre que la population du territoire de Masisi a déjà compris que l’insécurité qui nous est imposée par nos voisins à l’Est du pays ne concerne seulement une seule localité mais c’est un malheur commun pour tout le congolais», a soutenu Telesohore Mitondeke.
Et de renchérir,
«Et donc chacun d’entre nous doit avoir cette même interpellation de comprendre que c’est la République Démocratique du Congo qui est agressée en général et non pas rester dans le cadre de ceux qui pensent que la guerre est à plus de 2000Km à l’intérieur du pays».

En tout cas, bien que interdit par l’administrateur militaire du territoire de Masisi qui, à la veille avait appelé la population de vaquer à ses occupations le mercredi, la ville morte a été respectée à Masisi centre où toutes les activités sont restées paralysées. Boutiques, secrétariats publics, salons de coiffure, restaurants, cafétérias et marchés sont restés fermés, certains élèves qui tentaient de rejoindre leurs écoles ont simplement étaient retournés par leurs encadreurs.
Jérémie Kabali











