Plus de cinquante femmes issues de différentes associations féminines et ligues de partis politiques œuvrant au Nord-Kivu, se sont retrouvées le samedi, 24/09/ de l’année en cours, dans la grande salle de la Maison de la Femme à Goma, Chef-lieu de ladite province, où elles ont participé à une séance d’une demi-journée d’information, de réflexions et d’échanges axés sur les innovations sensibles au Genre contenues dans la loi électorale. Il était mêmement question de penser à la stratégie d’implication des hommes dans les efforts d’accompagner les femmes pour l’élévation de leur taux de représentativité au sein des instances de prise des décisions en perspective de leur participation significative à la gestion de la res publica.
Cette activité organisée par le Réseau pour la Promotion des Droits de la Femme ( RAPDFEM) en collaboration avec le Bureau de Travail pour la Masculinité Positive / RDC( GTMP), visait spécifiquement en premier lieu, à amener la femme de cette partie de la République Démocratique du Congo, à briser tous les stéréotypes et barrières qui se trouvent être toujours à la base de l’insignifiance du taux de sa participation dans la sphère décisionnelle du pays. Ensuite, à encourager les hommes engagés dans la masculinité positive qui l’accompagnent, à conscientiser leurs pairs pour prêter main forte à la femme dans les efforts visant à booster sa représentativité lors des élections de 2023 qui pointent bel et bien à l’horizon.
Quelques thèmes importants étaient développés à l’intention des participants par les experts, autour desquels, quelques échanges et réflexions s’étaient articulés à travers lesquels, beaucoup des préoccupations présentées ont trouvé des réponses satisfaisantes.
Me. Pacifique Nkonzi, expert participation politique et questions électorales à l’ONUFEM, un des intervenants qui a eu à contribuer aux travaux du processus de la rationalisation de la loi électorale visant à encourager la représentativité de la femme aux prochaines échéances, s’est quant à lui, focalisé sur les avantages qu’offre cette loi en faveur de la femme. À titre illustratif, il a fait savoir que, tout parti politique qui aura à aligner 50℅ de femmes sur sa liste électorale, sera exempté du paiement de la caution. De même, a-t-il ajouté, pour ceux qui se trouvant dans une circonscription électorale uninominale, présenteront une femme pour l’unique siège, sa candidate ne payera également pas cette caution. En ce qui est de la circonscription plurinominale, la formation politique qui donnera place au respect du Genre en permettant qu’il y ait égalité sur point de vue nombre entre les candidats femmes et hommes, ne fera pas aussi face à la caution.
Cet expert, a ensuite pris soin d’attirer l’attention de participants sur la notion de seuil qui cette fois-ci, prend deux volets ainsi pour dire qu’à part celui de la représentativité observé lors des élections passées, il a été ajouté celui de recevabilité, pour lesquels, il les appelés à surtout réfléchir sur le choix lié à la crédibilité et à la grandeur de partis auxquels s’adhérer, pour éviter de tomber dans le défaut de réunir les conditions exigées par le seuil de recevabilité. Il croit au finish que, pour la ville de Goma où aucune femme n’a jamais été élue depuis le début de l’organisation des élections, il est de saveur irrévocable que, les efforts y soient vivement consentis pour qu’à ce tour qu’il y ait au-moins 3 sièges de femmes au sein de l’Assemblée nationale et 3 aux sièges provinciaux.
Pour Mme Faida Mulenga Chantal, coordinatrice du Groupe Technique pour la Masculinité Positive (GTMP) au Nord-Kivu qui a mêmement fait partie des orateurs de la séance, cette activité reste de grande importance dans le sens d’éveiller la conscience de la femme pour œuvrer au profit de sa représentativité optimale aux élections de 2023 qui vont bientôt avoir lieu. Convaincue que, la Masculinité Positive demeure une alternative du positionnement harmonieux de femmes aux prochains scrutins, elle a encouragé les hommes engagés de sensibiliser leurs semblables pour la cause de la femme. Pour ces élections, a-t-elle rappelé, le slogan retenu est « Femmes votez pour femmes » afin d’arriver de manière satisfaisante aux objectifs poursuivis. Les femmes, a-t-elle mentionné, comme citoyennes congolaises à part entière, présentent 52℅ des populations congolaises et 51 de l’électorat du pays. Pourquoi, ne peuvent-elles pas être aussi majoritaires dans les organes de prise des décisions ? S’est-elle demandée, avant de les exhorter à se faire confiance car parmi elles, il y a des capacités, des compétences, et de l’intelligence voulues pour participer avec brio à la gestion de la chose publique. C’était enfin une occasion pour elle, de demander aux participantes de bien vouloir faire la restitution des notions apprises aux membres de leurs regroupements respectifs, afin d’amener un plus grand nombre possible des femmes à mettre la main dans la pâte.
À noter que, les participants ont au cours des travaux eu à constituer trois groupes dont, le premier avait réuni les actrices de la société civile, le deuxième celles de partis politiques et le dernier, les hommes engagés dans la Masculinité Positive. Dans ces groupes, ils ont réfléchi et échangé sur les défis à relever tout en formulant des recommandations allant dans le sens de soutenir la représentativité de la femme au cours des prochaines échéances.











