RDC : l’assemblée nationale budgétivore risque de perturber la tenue des élections en 2023

L’assemblée nationale de la RD Congo est largement phénoménale sur le droit chemin d’une corruption institutionnalisée à grande échelle, selon une révélation qui domine la une de la classe politique congolaise.

En effet, cette institution parlementaire est plongée dans une corruption institutionnalisée depuis l’histoire de l’indépendance acquise en 1960, selon une dénonciation de l’opposant congolais, Martin Fayulu Madidi Président national du parti politique engagement citoyen pour le développement (Ecidé).

À l’en croire, les députés nationaux sont mieux rémunérés que ceux des pays riches comme la France et les USA. Il est établi que depuis janvier 2022, un député national touche 21.000 $ par mois.

Cette situation vertigineuse peut toutefois configurer dans un néant absolu, les démarches amorcées par la commission électorale nationale indépendante (CENI), destinées à l’organisation du cycle électoral dans la perspective du délai constitutionnel fixé en 2023.

Alors que, l’Est du pays est plongé dans une guerre incessante qui par conséquent nécessite d’énormes moyens suffisamment financiers.

“Il difficile à comprendre que dans un pays comme la RDC où 70 % de la population vit avec moins 2 dollars par jour, un député soit rémunéré 15 fois plus qu’un professeur d’université, 30 fois plus qu’un médecin et 200 fois plus qu’un huissier de la fonction publique. Cela veut dire que le député d’un pays classé parmi les plus pauvres du monde est rémunéré plus qu’un député français ou américain” s’exclame Martin Fayulu Madidi.

Ce dernier exige à ce que dans un plus bref délais, qu’une enquête des finances publiques soit ouvertes afin de faire appliquer sans complaisance, les prescrits de la législation congolaise en matière des finances publiques.

Finalement, le coup d’œil effectué sur la loi des finances de l’année 2022 plafonne la rémunération d’un député national autour de 10.000 dollars. Si on s’en tient à la dénonciation de Martin Fayulu, cette augmentation est donc de 100% au cours d’un seul exercice budgétaire. Pourtant aucune loi de finances rectificative n’a été déposée au Parlement.

PAUL ZAÏDI