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Insalubrité dans les marchés de Goma : le mouvement rien sans les femmes fait évacuer toutes les poubelles

Insalubrité dans les marchés de Goma : le mouvement rien sans les femmes fait évacuer toutes les poubelles

Les motivations des femmes du mouvement rien sans les femmes sont de divers ordres. Il faut entre autres lutter contre l’insalubrité qui est dangereuse pour l’environnement et sensibiliser les femmes sur ses dangers.

L’insalubrité pose un sérieux problème dans les marchés publics de Goma. Depuis de nombreuses années, elle est principalement caractérisée par des poubelles immondes qui ne sont évacuées qu’après d’insistantes dénonciations de la société civile.

Comme tant de bénévoles autrefois, le mouvement rien sans les femmes, qui rassemble diverses organisations féminines, a entamé depuis plus d’un mois l’évacuation des poubelles des marchés de ladite ville touristique : Goma.

Ce samedi 22 janvier, les femmes étaient au marché Maman Olive Lembe dit Alanine pour mettre fin à la véritable promiscuité qu’était sa poubelle, et conscientiser les marchands. ‘’Vous voyez nous sommes derrière la poubelle, il y’a des femmes membres du mouvement rien sans les femmes qui sont en train de circuler par-ci par-là pour appeler les femmes à gérer les immondices parce que ce n’est pas normal de s’assoir à côté d’une grande poubelle comme ça. Ça crée trop de maladies’’.

Les femmes se sont fait accompagner des autorités de la ville dont le maire de Goma et le bourgmestre de la commune du même nom. Elles ont saisi l’opportunité pour les sensibiliser également. Les femmes ont reçu la promesse d’accompagnement de ces autorités auxquelles revient la responsabilité d’évacuer les poubelles des marchés de Goma.

Les appréciations enregistrées également et sans surprise parmi les marchands gênés depuis longtemps par la poubelle non évacuée. ‘’Nous avons beaucoup souffert à cause de cette poubelle…Maintenant qu’ils vident la vide, nous nous sentons consolés. Par exemple, pour nous qui sommes des porteurs des bagages, c’était un calvaire chaque fois que nous devrions y passer. Quand l’on piétine dans les eaux sales que faisait jaillir la poubelle, on sait que c’est une maladie que l’on ramasse’’, témoigne Moise Mwisha.

Une pétition contre la mortalité maternelle et infantile signée

La situation des femmes qui meurent alors qu’elles donnent la vie préoccupe les organisations féminines depuis ces dernières années, au Nord-Kivu. Elles mènent par conséquent des plaidoyers pour inverser la tendance. Au marché Alanine, le mouvement rien sans les femmes a fait signer une pétition pour exiger la recevabilité et l’examen de l’édit portant protection spéciale de la femme enceinte, du nouveau-né et de sa mère au Nord-Kivu.

Une fois l’édit reçu par l’assemblée provinciale et validé, les femmes espèrent l’amélioration de la situation du reste dramatique. ‘’ Selon Save the Children, plus de 15000 femmes surtout vivant en milieu rural meurent tous les ans dans le monde pendant l’accouchement faute d’une prise en charge appropriée et notre pays la RDC occupe la 177ème place sur 178 pays, et dans la province du Nord-Kivu, plus de 400 femmes meurent par an et plus de 3000 nouveau-nés sont aussi victimes de la mortalité maternelle et infantile (Selon le rapport de l’association des femmes médecins)’’, indique la pétition.

Frédéric feruzi

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