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Massacres des civils à Drodro : « l’État congolais doit réagir car la guerre en Ituri est entrain de franchir l’inacceptable  » (Pitchou Iribi)

Massacres des civils à Drodro : « l’État congolais doit réagir car la guerre en Ituri est entrain de franchir l’inacceptable  » (Pitchou Iribi)

Des réactions continent à surgir après le carnage de civils le dimanche 21 novembre dernier par les miliciens CODECO dans le site de déplacés de Drodro, entité située à plus de 60 kilometres de Bunia, en chefferie de Bahema Nord dans le territoire de Djugu.

La récente nous parvenue est celle du président national du parti politique FRPI-C et ex-emissaire du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, en Ituri envie de sensibiliser les renégats de la CODECO dans ses différentes factions à quitter la brousse.

Pour Pitchou Mbodina Iribi, la situation sécuritaire actuelle de la province de l’Ituri commence une allure inacceptable car reconnaît-il, le massacre perpétré dans un site de déplacés, lieu de protection de l’humanité meurtrie, est un crime contre l’humanité.

À l’en croire, il est bon temps maintenant que l’État congolais prenne ses responsabilités pour réagir et mettre complètement fin aux phénomènes groupes armés sur le territoire provincial iturien.

 » La guerre en Ituri est entrain de franchir l’inacceptable. Dans l’entre-temps, ce qui est encore grave, on assiste à une telle démobilisation nationale, une indifférence face à cette innoménie. Je pense que c’est le moment, l’état doit réagir  » declare cette autorité morale du parti politique FRPI-C dans un point de presse animé mardi 23 novembre 2021 à Kinshasa.

 » Nous condamnons donc cette indifférence nationale, nous condamnons ce délaissement de la population à son triste sort par le gouvernement  » renchérit Pitchou Mbodina Iribi.

Notre source finit, cependant, par demander l’ouverture des enquêtes sérieuses tant provinciales, nationales qu’internationales pour que les responsabilités de ce carnage de Drodro soient établies mais aussi clarifier tous les contours dans cette attaque du camp de déplacés.

Pour rappel, le bilan de cette attaque reste toujours controversé. Si les structures citoyennes provinciales parlent tantôt de 22 ou 29 ou encore 50 civils tués, l’armée, quant à elle, a dressé un bilan encore provisoire de 12 civils.

Nickson Manzekele depuis Bunia

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