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Affaire « Nini to sali te »: l’ECIDÉ/Haut-Uele dénonce la tentative de l’imposition d’une pensée unique

Affaire « Nini to sali te »: l’ECIDÉ/Haut-Uele dénonce la tentative de l’imposition d’une pensée unique

la problématique de la censure des œuvres d’arts et d’esprit à l’instar des chansons ; « Nini to salite du groupe MPR » et « Lettre à ya Fatshi de l’artiste musicien Bob Elvis » est au cœur du débat dans le secteur de la culture et arts en République Démocratique du Congo.

En effet, la commission nationale de censure des chansons et des spectacles (CNC) croit lutter contre la dépravation des mœurs patriotiques en décidant de censurer ces chansons en caractère militant et outrageux.

Cependant, en voulant ainsi assainir les mœurs démocratiques, d’autant que les artistes qui portent des tels thèmes, la censure semble être associé au régime en place selon Maître Timothée Kamanga fédéral du parti politique Engagement Citoyen pour la démocratie (ECIDÉ) et Coordonnateur de Lamuka Haut-Uele. ce dernier dénonce le fait que le régime actuel installe progressivement une tendance autoritaire et dictatoriale. Alors que, ces chansons illustrent la vie misérable des citoyens Congolais.

Ce spécialiste du droit congolais, demande à la commission de censure à savoir qu’avant d’étiqueter les œuvres pour les salir, elle peut réellement les examiner et les discuter en se posant plusieurs questions de fond (en se considérant comme un régulateur). L’œuvre est faite pour quelle cible, diffusée par quel moyen au regard de la révolution de la modernité avec l’explosion des réseaux sociaux.

« C’est tellement décevant et nous disons que, personne ni l’UDPS encore moins ce régime en place, ne peut pas limiter la liberté d’expression et de penser aux citoyens congolais, qui est sans aucun doute un principe fondamental d’un Etat des droits », a-t-il poursuivi.

Pour rappel Commission nationale de censure des chansons et des spectacles (CNC) a été créé par le décret n°0003 du 21 février 1996. Son article 5 stipule que, « nul ne peut offrir un spectacle pour le public ou diffuser une chanson dont le texte a été modifié, ni procéder à son enregistrement sur disque, sur bande magnétique ou sur tout autre support destiné à être vendu ou distribué au public sans avoir reçu une autorisation préalable et écrite de la commission nationale de censure ou d’une cellule locale».

Paul Zaïdi

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