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Le diocèse de Goma serait accusé d’une dette de diamant de 2 700millions de dollars

Le diocèse de Goma serait accusé d’une dette de diamant de 2 700millions de dollars

La coopérative minière Buuma « COMIBU », accuse le diocèse de Goma d’une dette de diamant de 27 millions dollars contractée lors de règne de l’évêque Théophile Kaboyi.

Dans un mémorandum déposé à l’évêché et lu à la presse, la coopérative accuse monseigneur Théophile d’avoir fait marcher ses membres dans plusieurs diocèses promettant de les payer mais sans succès malgré l’intervention de plusieurs membres de l’église dans le dossier.

« C’est en date du 13 mars 2017 que notre coopérative dont les membres viennent de différentes tribus du Nord-Kivu, avait été sollicitée par l’église catholique à travers l’évêque Théophile Kaboyi comme quoi l’église à Rome avait besoin des pierres précieuses pour la confection des objets liturgiques. C’est ainsi que, faisant foi en l’église catholique dont beaucoup de nos membres sont des fervent fidèles, nous avons fourni à l’église catholique un diamant d’une valeur de 27 000 000 $ à travers la sœur religieuse Mariam Dhedasi recommandée par l’évêque du dioce de Goma en l’occurrence l’évêque Théophile Kaboyi, » lit-on dans le mémo.

« Plusieurs fois, les autres membres de l’église nous ont promis de s’investir dans le dossier pour que nous soyons payés mais l’évêque s’est toujours interposé. Malgré tout cet éventail de rapprochement, médiation, procès, et promesses non tenues, l’église ne s’est toujours pas exécutée et ce, à la grande souffrance de la COMIBU ainsi que tous ses dépendants, » indique le mémo.

La COMIBU demande l’intervention du saint siège d’atténuer la souffrance que cette dette impose aux fidèles de l’église.

« Nous demandons au père, le pape François de plaider la cause de ses fidèles qui sont déjà marginalisés par des guerres et autres catastrophes naturelles et que certains représentants de l’église ne devraient pas en rajouter en voulant dévier la mission de l’église catholique, » renchérit le document.

Cependant, une source proche de l’église catholique reconnait l’affaire mais dénonce des exagérations dans le fait. Cette source précise que l’église à Goma n’est pas concernée mais plutôt à Bunia. La même source ajoute que l’église à Goma était juste intervenue pour faire libérer la réligieuse.

La rédaction

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