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Catastrophes en RDC : 45 000 cas des VBG enregistres en seulement 9 mois

Catastrophes en RDC : 45 000 cas des VBG enregistres en seulement 9 mois


Ce chiffre est contenu dans le rapport du groupe de travail VBG de la stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre. Le rapport a été présenté lors du lancement des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et filles au Nord-Kivu, ce 25 novembre, à Goma.

45000 cas des violences basées sur le genre (VBG) de janvier à septembre 2020, c’est 86% d’augmentation par rapport à la même période en 2019. Ces chiffres du groupe de travail VBG précisent que toutes les provinces de la R.D.Congo sont touchées, mais celles de l’Est les sont beaucoup plus.

Les VBG consistent en violences, abus et exploitations sexuels qui sont en hausse sur le territoire congolais. Les experts dans la riposte contre ces actes inhumains sont unanimes pour dire que l’insécurité, l’impunité et les us et coutumes rétrogrades sont les piliers sur lesquels reposent les VBG qui ravagent en RDC.

Dans la salle, devant une assistance de centaines d’invités, c’est Christelle Seri, coordinatrice du sous-claster VBG et spécialiste VBG à l’UNFPA qui a présenté le rapport.

Tendances convergentes entre les provinces de l’Est et du Nord

Alors que les provinces de l’Est de la R.D.Congo étaient jusqu’ici connues pour enregistrer des records des VBG, une province du nord du pays semble leur emboiter les pas. Il s’agit du Bas-Uélé, qui a vu une augmentation de 212% des VBG de janvier à septembre 2020, comparativement à la même période en 2019.

Comme dans les provinces sœurs de l’Est, cette évolution inquiétante de la situation dans le Bas-Uélé est due à la généralisation de l’insécurité. Le groupe de travail VBG de la stratégie nationale contre les violences sexuelles et basées sur le genre parle de l’activisme des rebelles de LRA et de Séléka de la Centrafrique.

L’autre facteur de cette évolution des VBG serait l’ouverture des axes routiers Kisangani-Banalya, Kisangani-Bengamisa et Kisangani-Kishugi, parsemés des carrés-miniers importants, de la province de la Tshopo à celle du Bas-Uélé. Plusieurs jeunes et enfants y ont été victimes d’exploitation et abus sexuels. Le groupe de travail VBG mène des travaux d’évaluation sur les trois axes routiers.

Dans l’Est, la province du Nord-Kivu s’est distinguée. Elle a enregistré 18 000 cas des VBG, soit une augmentation de 127% par rapport à la même période l’an passé. Les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema, Tanganyika, Haut-Katanga, Lualaba et Kasaï, présente un niveau de sévérité catastrophique en VBG, souligne le groupe de travail.

Depuis 29 ans, l’Onu et ses partenaires gouvernementaux et humanitaires organisent chaque année la campagne ’16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et filles’. Elle est placée en 2020 sous le thème ‘’Oranger le monde, financer, prévenir, répondre, collecter’’. Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guteresse, appelle à une synergie d’actions de tous les acteurs contre les VBG, selon Awa Ndiaye, représentante de l’Onu-femme. Avec la participation de tous, le numéro 1 de l’Onu rêve d’un monde sans VBG d’ici à l’horizon 2030.

En R.D.Congo, une ligne verte, le 122, vient d’être disponibilisée pour le référencement des cas des VBG vers les structures de prise en charge. La ligne est l’œuvre de l’UNFPA avec le gouvernement congolais et d’autres partenaires humanitaires.

Frédéric Feruzi

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