Rutshuru : Le député provincial Emmanuel Ngaruye Muhozi dénonce la persistance de l’insecurité dans son fief électoral

Dans un entretien avec la presse à Goma, le député provincial Emmanuel Ngaruye Muhozi, élu du territoire de Rutshuru dénonce la persistance de l’insecurité dans son fief électoral.

Selon cet élu du peuple, cette insecurité se caracterise par des cas d’assassimat et inccendie des maisons. Les deux chefferies, notamment Bwito et Bwisha sont secouées par l’insecurité.

Dans le territoire de Rutshuru aujourd’hui, il y a des opérations qui se font, principalement à Bwito. Et les populations sur place nous renseignent que ces opérations sont faites par les militaires rwandais contre les bases des FDLR. Et là c’est dans la localité e Kirumba à Bambo et dans la localité de Marangara à Tongo. Ce qui nous inquiète, c’est surtout le moment choisi par ce qu’aujourd’hui, le président de la République et toutes les autorités du pays, nous ont demandé, nous, les leaders d’opinion, de sensibiliser nos populations pour qu’elles respectent les mesures qui les protegeront contre le COVID-19 qui est un fléau mondial aujourd’hui, mais en même temps que ce message lancé, les opérations viennent et lorsqu’elles se font, elles font en sorte que nos populations soient wn errance, et donc, notre message n’a plus de sens,” a-t-il dit.

L’honorable Emmanuel Ngaruye Muhozi accuse également les militaires rwandais en opérations dans la chefferie de Bwito d’avoir incendié plus de deux cents maisons de la population.

Nous regrettons que dans ces opérations, ces éléments identifiés par la population comme des militaires rwandais, ont brûlé, ont incendié plus de 250 maisons dans les localités de Kirumba à Bambo et Marangara à Tongo, nous déplorons aussi l’incendie de plus de 60 dépôts de vivres dans ces deux localités, nous déplorons l’assassinat de plus de 8 personnes et grave encore, ces personnes ont été tuées après le SALONGO leur imposé par ces militaires dans le parc.”

Pour l’honorable Emmanuel Ngaruye, c’est une situation écoeurant, car la population n’a rien fait pour mériter un tel sort.

Parlant de la situation dans la cherie de Bwisha, l’honorable Emmanuel Ngaruye fait savoir que deux femmes ont été assassinées il y a trois jours à Nyesise dans le groupement Kisigari, et une autre à Kabindi.

Il revele ensuite que trois autres personnes ont été victimes de la barbarie humaine à Kinyandonyi dans le groupement Bukoma. L’une des victimes est morte de ses blessures à l’hôpital et les deux autres poursuivent les soins appropriés.

” Généralement la situation sécuritaire n’est pas bonne en territoire de Rutshuru et à ce sujet nous demandons aux autorités de redoubler d’efforts pour que les FARDC et la police puissent réellement nos populations notamment à Nyesisi, nous demandons qu’il y est renforcement des militaires mais aussi à Ruvumu pour sécuriser ces entités, nous demandons que les opérations qui se font à Bwito puissent cesser, pendant ce moment surtout de COVID-19. Mais aussi que lorsque opérations il y aura, que ça soient faites par les éléments FARDC et non par des éléments d’une force étrangère car cela a été décrié par toute la population congolaise lorsque certains pays voulaient se liguer pour des opérations conjointes et surtout que lorsque des opérations doivent faire intervenir des forces étrangères, cela doit necessairement par l’assemblée nationale qui doit autoriser le président de la République à faire des telles choses. Nous deplorons que cela se fasse dans la clendestinité, et que les conséquences se font sentir sur la population. Nous avons suivi certains officiels qui sont en train de qualifier cela de rumeur, et si ce sont des rumeurs donc ce sont les FARDC qui seront responsables des dégâts qui sont wn train de survenir, notamment l’incendie des maisons d’habitation, des dépôts de vivres, mais aussi le massacre des populations,” a-t-il conclu.

La rédaction