La fermeture des frontières terrestres entre la République Démocratique du Congo et l’Ouganda en vue de faire obstacle à la propagation de la pandémie du Covid-19, engendre sans aucun doute des conséquences néfastes sur les maladies soumises à traitement chronique dans la cité frontalière de KASINDI au Nord-Kivu.
En effet, pour la deuxième fois dans l’intervalle d’une semaine seulement, peu dans la matinée de ce jeudi 2 avril 2020 quelques personnes atteintes du Sida ont été visible dans les agglomérations du carré douanier de KASINDI avec l’intention de franchir la frontière afin de se rendre en OUGANDA voisin précisément à l’hôpital général de Kasanga à BWERA, pour s’approvisionner d’une combinaison des médicaments antirétroviraux (ARV).
Alors que, le centre de santé de référence de LUBIRIHA n’accuse aucune rupture de stock de cette cure antirétrovirale, se confiant à lesvolcansnews.net en pleine négociation en guise de l’obtention d’une mesure exceptionnelle, ces derniers ont lancés un SOS aux autorités sanitaires et politico-admnistratives en vue de trouver rapidement une solution qui convient parfaitement à leur préoccupation vitale.
Qu’est-ce qui justifie cette situation vertigineuse ?
Selon une fille âgée de 16 ans qui s’est exprimé sous anonymat, “la prise en charge de la quasi-totalité de personnes vivant avec le VIH/SIDA s’effectue au pays de Yoweri Kaguta Museveni pour des raisons attribuées à la conservation de la dignité humaine ainsi que le souci de la confidentialité au sein de la communauté, mais aussi pour éviter le mépris dans le quartier puisque, lorsque mes proches seront informés de mon état sérologique je serai un sujet de critiques au quotidien”, a-t-elle conclue.
Quelles sont les conséquences sur le plan sanitaire ?
A en croire l’infirmier titulaire du centre de santé de référence de Lubiriha dans la zone de santé de MUTWANGA en secteur de Ruwenzori M. Katembo Mahalaki Justin, cette situation risque d’augmenter la vulnérabilité de malades du SIDA estimé à environ 65% dans cette partie du territoire de BENI. Il a tout de même laisser entendre que, si ces personnes ne sont pas sous antirétroviraux (ARV), il y a aussi risque d’augmenter la possibilité de contamination de la population au syndrome immunodéficitaire acquis.
PAUL ZAIDI.











