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RDC : Jeanine Mabunda répond à Félix Tshisekedi sur la menace de dissolution du Parlement,

RDC : Jeanine Mabunda répond à Félix Tshisekedi sur la menace de dissolution du Parlement,

Jeanine Mabunda présidente de l’Assemblée nationale a répondu lors de la présentation de ses voeux de nouvel an à la presse nationale et internationale ce mardi à Sultani Hôtel, à Kinshasa, aux questions en lien avec les menaces de dissolutions du parlement évoquées par Félix
Tshisekedi à Londres.

« Mon collègue du Sénat et moi, lui avons rappelé la Ratio legis de l’article 148. Il ne faut pas jeter les articles de la constitution en pâture, à des incompréhensions ou des malentendus. L’article 148 parle bien de dissolution de l’Assemblée nationale, mais dans des cas précis. Il y a des conditionnalités. Il faut qu’il y ait crise persistante entre le gouvernement et la chambre basse du parlement. Ce qui pour l’heure n’est pas le cas puisse que le programme du gouvernement et le budget ont été votés au-delà de notre propre majorité parlementaire.

Selon les prescrits de cet articles, par ailleurs, le président de la République est invité dans le cas de cette crise à consulter le premier ministre, le Président de l’Assemblée nationale, et le président du sénat avant toutes décisions. Faute de quoi, on serait dans une violation de texte. Et cette violation est régie par l’article 165 de la constitution qui dit que toute personne qui méconnaît notre loi fondamentale peut être exposé au cas de haute trahison pour violation intentionnelle de la constitution. Je ne cite que des articles. Je ne prends pas position.

Nos querelles politiques internes, intestines et stériles, doivent s’effacer devant l’essentiel. L’essentiel, pour moi aujourd’hui. Les congolais ont mal par rapport à Beni, par rapport à la menace de balkanisation, par rapport à l’incertitude, la violence, la faim, l’insécurité », a dit la présidente de l’Assemblée nationale.

« Ça fait 18 ans que nous avons le plus
gros de nos troupes dans la partie Nord du pays et particulièrement à Beni. Quand nous avons des militaires qui vivent dans des conditions difficiles, quand leurs épouses viennent nous voir pour nous parler de la difficulté de la paie, des vivres, on se sent vraiment très petits par rapport à des discussions un peu d’intellectuels sur la dissolution, la constitution, etc.

Quand je vois aussi que nous sommes passés d’un taux de change de 1600 FC il y a un an à 1750 FC je pense que celui qui n’a pas la possibilité d’un emploi stable est frappé en direct, dans son portefeuille. C’est quelque chose qui doit nous préoccuper, nous interpeller. Je pense et j’espère que le gouvernement y travaille. Quand je vois aussi nos enfants devenir des inciviques, rendus violents parce qu’il y a des difficultés à payer le minerval universitaire, ça doit nous interpeller. Ça doit nous troubler. Ça doit nous empêcher de dormir.
Je pense que ça c’est plus important que des discussions un peu entre spécialistes sur la dissolution, la destitution, etc. Les congolais nous ont choisi d’abord pour mettre de l’ordre, de l’unité, de la cohésion. Il nous ont élu pour répondre à leur quotidien reste difficile »

La rédaction

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