Now Reading:
Edito: L’apathie, un virus qui maintient notre pauvreté

Edito: L’apathie, un virus qui maintient notre pauvreté

On définit l’apathie comme étant une forte indifférence, un manque de motivation et une lenteur de réaction face un problème quelconque nécessitant une solution donnée.

Dans le cas d’espèce, c’est la communauté congolaise toute entière qui est frappée par le virus de l’apathie.

Le « mafoutisme » a gagné l’ensemble de notre communauté. Il a commencé par les agents de l’Etat congolais qui se sont lassé de travailler honnêtement mais sans salaire motivant. Le virus a ensuite embrasé les agents des ONGs humanitaires pour qui, au lieu de monter des projets visant le développement net des communautés bénéficiaires préfèrent tirer profit des projets d’urgence sans fin pour pérenniser leur travail.

Même les populations ont dû imiter ce « mafoutisme » si bien que personne n’ose s’époumoner pour l’intérêt général. Les préceptes sont du genre : « le pays est par terre, et c’est pas moi qui peut le relever » Bref, face à un aussi grand défi que constitue la pauvreté et le sous-développement de la RDC, le caractère apathique de la plupart des agents de développement y est pour beaucoup.

En effet, la pauvreté étant en soi un problème social, elle nécessite de même une solution sociale : l’éveil de la conscience. La « pauvreté d’esprit » est le pire rongeur de la société. Gabriel KASHUGUSHU/L’œil de l’économiste

Leave a Reply

Input your search keywords and press Enter.