Now Reading:
L’heure de vérité a sonné sur l’acrimonie de Delkat Idengo(Tribune de Paul Zaïdi)

L’heure de vérité a sonné sur l’acrimonie de Delkat Idengo(Tribune de Paul Zaïdi)

D’entrée de jeu pour Delkat Idengo, chanter c’est juste exprimer des émotions d’homme, donner son point de vue sur ce qu’on voit, la société ordinaire. Donc pour lui, chanter c’est partagé ses contemplations, ses émotions, et puis, puisqu’on vit quand même dans la société des hommes, donner son point de vue sur comment on voit à un moment donné des actions qu’on peut faire qui peuvent améliorer le cadre de vie.

La vitalité avec laquelle Delkat Idengo s’est illustré dans l’espace du grand Nord-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo lors de la dernière année a ravivé les débats sur la part d’engagement que revendiquait ce style musical à son origine revolutionnaire.

La critique populaire du parcours artistique de Delkat Idengo et surtout de son engagement dans une « clique » particulière à caractère politique ou idéologie culturelle révèle que, cette star de la jeune génération n’avait ni l’audience, ni l’influence qu’on lui prête aujourd’hui dans plusieurs villes du pays.

De nombreux styles et rythmes musicaux à son actif se partagent la scène publique. On retrouve la chanson phare telle que, « Politicien escroc », qui lui a permit de faire adhérer une large partie de la société à ses revendications supposées patriotiques. Cependant, la chanson « Effacez le tableau » actuellement suscite des critiques de la part d’une opinion médiatique et militaire devenue attentive et intéressée par cette personnalité de la musique révolutionnaire de la ville cosmopolite de Beni, présentement détenu dans la prison centrale de Munzenze, et pour rappel il avait était interpellé le dimanche 10 octobre en ville commerciale de Butembo, pendant qu’il s’apprêtait à livrer un concert à l’ITAV.

Sa précarité convictionnelle fait à ce que, les journalistes, des artistes musiciens à l’instar de « Mista Poa » et divers segments de la société part également de leurs commentaires, certains dénonçant le faible coefficient de sincérité de l’artiste , d’autres, le magnifient et saluent son combat contre les massacres de la population civile dans cette partie des pays des grands lacs.

Dans la mesure où la critique sécuritaire qu’il formule dans ses textes perd une part de crédibilité, dès lors que pèse sur lui le soupçon d’enrôlement dans une « clique » proche de l’opposition au régime du pouvoir en place et d’un traumatisme psychique ou de toute autre force sociale considérée comme dominante et hégémonique par l’opinion médiatique.

Donc suspect aux yeux d’une certaine catégorie d’analystes de questions sécuritaires qui lui accusent de contribuer intentionnellement aux manoeuvres des terroristes de l’ADF/MTM lorsque que dans son refrain de sa récente chanson, il a invité la population à compléter contre les FARDC et la PNC (forces loyalistes du pays) ce vendredi 15 octobre 2021, en marge de la triste commémoration de la phase initiale des massacres en ville de Beni et dont le premier carnage avait eu lieu, la nuit du 14 au 15 octobre 2014.

Au finish, lorsqu’il faut faire la révolution musicale simplement, il ne s’agit pas de chanter uniquement, mais d’agir. Il ne s’agit pas d’arreter de cogiter, mais justement de faire de la musique intelligente mais agissante sans choquer personne.

Paul Zaïdi

Leave a Reply

Input your search keywords and press Enter.