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Situation humanitaire des déplacés à Sake : le mwami Bauma lance un SOS

Situation humanitaire des déplacés à Sake : le mwami Bauma lance un SOS

Par Frédéric Feruzi

Le groupement Kamuronza qui a reçu des dizaines des milliers de déplacés de Goma assiste à un ralentissement des arrivées. Il voit toutefois des déplacés faire face à une situation humanitaire difficile.

Les déplacés de Goma ont pris différentes directions, une fois dans le groupement Kamuronza, dans le territoire de Masisi. Les uns sont allés à Kitchanga, à Masisi-centre et à Minova. Ceux qui sont restés dans la cité de Sake que gère directement le mwami Bauma Bitsibwa Bulenda manquent de l’eau propre, de la nourriture, les soins appropriés et des abris provisoires.

Le chef du groupement Kamuronza en appelle à la mobilisation des humanitaires et des autorités congolaises. ‘’Nous lançons un cri d’alarme aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté pour qu’ils puissent venir en aide ces déplacés…mais nous souhaiterions qu’il y ait aussi une aide du gouvernement qui puisse venir en appui cette population ici’’, a-t-il dit.    

Hausse des prix, maladies, nuits à la belle étoile, les difficultés de déplacés !

Depuis que la cité de Sake reçoit des déplacés en masse, jeudi matin, ses habitants ont vu les prix de denrées alimentaires hausser d’un cran. Les déplacés se voient visés car les commerçants de Sake croient qu’ils ont beaucoup d’argent car ils viennent de la ville.

Tout a presque triplé. À titre d’exemple, l’équivalent d’1kg de farine qui coutait 500FC se vend maintenant à 1500FC, se lamente une déplacée.

Une autre femme que nous retrouvons à la coopérative Tuungane de Sake déplore les conditions dans lesquelles elle passe la nuit dans une église locale. ‘’Qu’on nous aide avec de la nourriture et même d’une bâche sur laquelle nous pouvons dormir’’, souhaite-t-elle.

Muni d’un bébé, une femme à côté attend une aide avant de rentrer à Goma. Elle craint pour sa sécuririté à Goma d’où elle apprend que certaines personnes meurent sur la lave.

Une jeune fille d’une vingtaine d’année se fait des soucis sur sa santé. ‘’ ’’Vous voyez sur mes joues, les moustiques m’ont piqué. J’ai aussi de la grippe et la poitrine me fait mal. Je crains de développer déjà la malaria. Nous dormons dans des mauvaises conditions’’, dit-elle.

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