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Beni : La pratique du petit commerce par les mineurs, un phénomène inquiétant au poste frontalier de Kasindi (Constat de PAUL ZAIDI)

Beni : La pratique du petit commerce par les mineurs, un phénomène inquiétant au poste frontalier de Kasindi (Constat de PAUL ZAIDI)

C’est devenu comme une coutume dans la cité frontalière de Kasindi car il n’est pas rare de circuler sans croiser des enfants qui traînent et s’activent dans la rue, ou qui s’adonnent aux activités génératrices de revenus. Ce phénomène devient aussi inquiétant et nombreux s’interrogent sur l’avenir de ces enfants.

« Ils sont encore jeunes et devraient normalement aller à l’école, malheureusement ils se sont lancés dans la débrouillardise pour gagner de l’argent et cela un peu trop tôt », disent ceux qui les croisent dans la rue en pleine activité.

La pratique du petit commerce par les moins jeunes est un phénomène qui prend de l’ampleur dans ce coin de l’extrême du territoire de Beni. Ils sont tous jeunes et on les rencontre partout, dans les rues, les marchés et grandes artères de la cité. Certains vendent de l’eau, du pain, des papiers mouchoirs, d’autres exercent des petits métiers, laveur de véhicule, etc.…

Aujourd’hui, cette situation devient préoccupante et constitue un sujet de société qui laisse entendre beaucoup d’interrogations sur l’avenir de ces enfants. Interrogés sur cette question, de nombreux ponténegrins pensent que la plupart de ces enfants seraient exploités par leurs propres parents pour la survie de la famille. « Cette quête acharnée du gain dans laquelle versent les parents, n’est pas sans conséquence sur la scolarité de ces enfants. Car nombreux ne vont pas à l’école », disent-ils.

Il faut dire que pour ces enfants, la rue devient une société parallèle avec sa propre culture et une grande diversité de situations. Elle est à la foi, un espace de jeu et de commerce, mais également un lieu de survie où tout peut arriver.

Rappelons que la déclaration universelle des Droits de l’Homme en son article 26 affirme que « toute personne a droit à l’éducation ». De même que la loi n°4-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant au pays de Tshisekedi dans son article 27 déclare que : tout enfant, vivant sur le territoire de la République Démocratique du Congo, a droit, sans distinction d’origine, de nationalité, de sexe, de croyance ou de fortune, à une éducation qui lui assure le plein développement.

PAUL ZAIDI

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