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Ituri : Un notable dresse un bilan sombre de l’insécurité causée par la CODECO et le FPIC depuis 2017

Ituri : Un notable dresse un bilan sombre de l’insécurité causée par la CODECO et le FPIC depuis 2017

La province de l’Ituri est en proie de l’insécurité orchestrée par les éléments des milices tant de la Codeco, tchini ya kilima, ADF, mai mai que d’autres groupes armés actifs dans cette province.

À ce jour du 1 avril 2021, un notable hema est sorti de son silence pour dresser un bilan sombre des sujets hemas tués par ces miliciens depuis le mois de décembre 2017 au côté d’un nombre énorme de bêtes pillées appartenant à ce peuple qui, selon lui, est imposé aux mutilations des cadavres, viol de femmes, déplacement forcé de leur milieu respectif pour ne citer que ceux-ci.

David Bagabu note, dans une déclaration dont nous detenons une copie, que plus 7000 hemas ont été tués depuis 2017 par ces groupes armés et qu’environ 550 000 âmes de la population hema forcées à quitter leur milieu naturel de vie pour aller vivre dans plus de 60 camps des déplacés dont 3 érigés dans la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

Il fait aussi allusion à la misère qui pousse les enfants déplacés à aller mendier pendant au moins 2 ans dans les diverses rues avec le phénomène  » letiya miye 100fc  » d’un côté et à être soumis à des travaux lourds et/ou insalubres pour des modiques rémunérations.

 » Depuis le 16 décembre 2017, le peuple hema a enregistré plus de 7400 morts. Ces personnes sont tuées par les miliciens de la Codeco et de FPIC dit tchini ya kilima. Leur mode opératoire ne se différencie pas du terrorisme car ils attaquent de jour comme de nuit les villages et certains lieux publics tel que le marché pour faire le maximum de victimes. De fois, ils sont munis d’armes blanches ( hache, machette, flèche, lance,…) et d’armes à feu. Certains organes humains sont prélevés par ces miliciens entre autre le sexe et la tête pour l’homme, les seins pour les femmes, les femmes enceintes sont éventrées et les fœtus ôtés puis tués, » a écrit ce notable de la communauté hema qui affirme que garder silence face à ces drames c’est de sacrifier tout hema de quel rang soit-il.

 » Suspendre les activités commerciales et faire appel à des journées villes mortes s’avèrent capitales  » conclut David Bagabu Magara.

La rédaction/lesvolcansnews.net

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