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VSBG au Nord-Kivu : 122, la ligne verte pour faire reculer les 14 000 cas enregistrés en 2020

VSBG au Nord-Kivu : 122, la ligne verte pour faire reculer les 14 000 cas enregistrés en 2020

Lors d’une sensibilisation des leaders communautaires sur l’ampleur des violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG), ce vendredi 26 mars, à Goma, la division du genre a présenté deux numéros verts : le 122 et le 495555.

Les deux numéros verts ont été mis en place par les autorités congolaises avec leurs partenaires humanitaires de la lutte contre les VSBG. Le 122 a été présenté dès le lancement des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, en novembre 2020. Il sert aux survivantes et aux témoins des VSBG d’alerter les services susceptibles d’apporter une assistance.

La sensibilisation de ce vendredi a réuni des chefs des quartiers, des chefs religieux, des responsables scolaires, des activistes de la société civile et d’autres, pour une séance qui a également servi pour échanges et réflexion sur la problématique des VSBG.

14 000 cas des VSBG enregistrés en 2020 contre 11 000 l’année précédente

Les cas sont montés d’un cran au cours du confinement contre la Covid-19. La plupart des 14 000 cas des VSBG ont été notifiés entre Mars et Août, laisse entendre Valérie Wasso, responsable de la maison de la femme de la division provinciale du genre. Elle explique que les leaders sensibilisés ce vendredi ont un rôle à jouer pour inverser la tendance. Dans leurs entités, les cas sont courants. En plus de ne pas être dénoncés, ils ne sont pas efficacement combattus.

Valérie Wasso attend que les responsables communautaires se servent du 122 pour se faire assister en cas des VSBG, dans leurs institutions. Ils doivent également accepter des sensibilisations que peuvent apporter des organismes spécialisés.

Chef du quartier lac-vert, dans le sud-ouest de la ville de Goma, Dedesi Mitima reconnait l’ampleur des VSBG dans les quartiers de Goma. Il affirme que plusieurs cas sont signalés mais ils ne sont pas rapportés aux services compétents. Ce responsable administratif recommande que la sensibilisation soit étendue au niveau de la base pour que la population soit prévenue. Dedesi Mitima invite de même la population à utiliser le numéro vert sans toujours devoir alerter les cadres de base, pour alerter les autorités.

Pour ce qui le concerne, le révérend-pasteur Patient Mahamba, de l’église Kimbanguiste, insiste sur le besoin de prêcher l’humanité et le bon sens entre les humains, pour réprimer les VSBG. Il estime que dans le cas où les humains entretiennent de bonnes relations d’amour mutuel, les violences en particulier les VSBG vont enregistrer une baisse considérable dans notre société.

Les violences sexuelles ont été de loin plus rapportées face aux autres formes des VSBG parmi les 14 000 cas. Les adolescentes en particulier en ont été le plus victimes. Plusieurs, âgées de moins de 16 ans, ont été engrossées, révèle une étude que la conférence internationale sur la région des grands-lacs (CIRGL) a menée dans 5 pays de la région dont la RDC.

Frédéric Feruzi

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