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Kasindi : Une dizaine d’avortement enregistré dans l’intervalle de 7 mois

Kasindi : Une dizaine d’avortement enregistré dans l’intervalle de 7 mois

L’avortement clandestin est courant à Kasindi en territoire de Beni et les procédures sont souvent pratiquées dans des conditions dangereuses.

A en croire Dr Kambale Osée Muzaniwa, gynécologue obstétricien de carrière et de formation, l’avortement provoqué constitue une cause prépondérante de morbidité et de mortalité maternelle, plus particulièrement dans l’aire de santé de Lubiriha dans la zone de santé de Mutwanga dans le grand Nord-Kivu.

Cette situation est relative au phénomène des grossesses non désirées conduisant facilement aux avortements.
Et les besoins en planning familial sont non satisfaits.

A Kasindi, en l’absence de registres officiels sur l’avortement provoqué, en raison du caractère illégal de cet acte, très peu d’informations sont disponibles sur l’avortement et ses complications, ce qui rend difficile l’estimation de sa prévalence à l’échelle locale.

Pour ce spécialiste de la santé reproductrice, depuis le début de l’année en cours, «plus de 15 cas d’avortements clandestins suivis d’abandons de fœtus ou de bébés» ont été rapportés.

S’agissant de filles mineurs d’âge qui font le commerce du sexe, le préservatif n’est pas sur la liste de leurs priorités et celà, à causes d’une catégorie de préjugés.

Dorcas Mbilinyama, relais communautaire œuvrant dans l’aire de santé la frontière, plaide pour une solutions radicales. Comme par exemple ; « arrêter les propriétaires des maisons de tolérance ainsi que les prostituées, et aussi fermer dans la foulée les établissements alternatifs ».

Il convient également de signaler que, le code pénal de la République démocratique du Congo (RDC) interdit l’avortement, sans aucune exception. En dépit de l’interdiction légale, il est généralement admis que l’intervention soit pratiquée pour sauver la vie de la femme, bien que ces dernières n’aient que rarement l’occasion d’obtenir des soins d’avortement sécurisé sur ce fondement.

Cependant, la majeure partie des avortements en RDC est réalisée dans la clandestinité, et un bon nombre n’est pas sécurisé. La RDC est signataire du protocole de Maputo, un traité régional sur les droits des femmes qui enjoint les États de légaliser l’avortement lorsque cela est nécessaire à la protection de la santé physique et mentale de la femme, ainsi qu’en cas de viol, d’inceste et d’anormalité fœtale.

En mars 2018, le gouvernement central de la République Démocratique du Congo avait publié le protocole au journal officiel du pays, signifiant l’entrée en vigueur officielle du traité.

PAUL ZAIDI

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