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Masisi : Au nom de la pacification dans l’affaire de succession de la famille Kasuku, voici ce que demande la veuve

Masisi : Au nom de la pacification dans l’affaire de succession de la famille Kasuku, voici ce que demande la veuve

Ce 17 août 2020, commémorerait le 4ème anniversaire de la mort du regretté Papa Kasuku Wa Ngeyo qui, en plus d’avoir œuvré pour le développement agro-pastoral de la province du Nord-Kivu à travers l’ACOGENOKI (Association de Groupement d’Eleveurs du Nord-Kivu) pendant 30 ans, il a été président de la Fédération des Entreprises du Congo Nord-Kivu (FEC) pendant plusieurs années. Il croyait au formidable potentiel de la province du Nord-Kivu et, durant toute sa vie, il a œuvré pour la paix entre les communautés, favorisant le travail et le bien être communautaire sans distinction aucune.

Quelques jours avant sa mort, il partageait avec beaucoup de joie un dernier repas avec les membres de la FEC, rempli d’espoir que son œuvre et le patrimoine qu’il laissait allaient perdurer après lui dans son pays qu’il aimait profondément.

C’est convaincu de la nécessité de favoriser l’entrepreneuriat et les activités agro-pastorales comme une alternative aux groupes armés et à la violence pour les jeunes de Masisi que des initiatives menées par le Parlement des Jeunes du Nord-Kivu sous le leadership de son Président Johnson ISHARA BUTARAGAZA, ont débuté en avril 2020.
Cependant, il semble que ces initiatives visant la paix et le développement agro pastoral, ne plaiserait pas à tout le monde, certains ayant plutôt intérêt à entretenir le chaos, plus particulièrement dans la zone de Ngungu à Masisi.

En effet, plusieurs évènements ont eu lieu dans la ferme de la succession Kasuku et destinés à attiser les tensions et attirer la jeunesse dans des actions illégales et violentes. L’un des évènements marquants étant l’attaque du 05 avril par plus de cinquante assaillants munis de machettes, qui ont blessé deux personnes et qui a failli couter la vie à l’un des fils cadets de papa Kasuku. Cette attaque fut menée par deux personnes distinctes à savoir Rwambika Ndekeyaho et Vincent Hasani, respectivement gérant et employés de Jean Carlos Sheabantu Wangeyo (fils aîné de feu papa Kasuku) qui se revendique être propriétaire de la maison familiale qui fut détruite lors de cet assaut qui continue à choquer la société civile de Ngungu qui se demande encore comment on en est arrivé là !

C’est précisément la question que se posent non seulement le président du Parlement des Jeunes du Nord-Kivu, mais également les notables de Ngungu. La veuve de Papa Kasuku et ses enfants qui n’ont pourtant pas cessé de demander que la loi s’applique en matière de succession, ils demandent que Madame Brigitte Kanyange Safi Ngezayo et Monsieur Sangara Amani Alexandre, tous deux pourtant poursuivis par le Parquet Général de Goma pour faux en écriture, usage de faux, de faux documents et de fausses qualités de liquidateurs de la Succession KASUKU et stellionat contre les biens immeubles de la veuve et de la Succession KASUKU sous RP 189 dans l’affaire de la succession, se retirent de leur histoire de famille, que cette dame et son allié Mr. Sangara Amani Alexandre, fassent une reddition des comptes de tout ce qu’ils auraient pillé de la Succession KASUKU sans titre ni droit et non un document farfelu et peuplé d’éléments sortis de leur imagination débordante, qui aurait été déposé à la famille Kasuku.

La veuve et ses enfants demandent que Madame Brigitte Kanyange Safi Ngezayo et Monsieur Sangara Amani Alexandre répondent aux nombreuses plaintes émises à leur encontre aussi bien à l’auditorat militaire qu’aux parquets civils. Ces deux personnages sans qualité ni droit dans une affaire de famille qui ne les concerne pas, auraient tour à tour instrumentalisé la Police Nationale Congolaise à Goma et dans le Masisi, particulièrement et en particulier le Major Itula, certains éléments des FARDC dont les plaintes pour menaces de mort contre la veuve de papa Kasuku et pour torture sur l’un de ses employés sont pendantes, restent ouvertes depuis 2017.

La redoutable Madame Brigitte Kanyange Safi Ngezayo continuerait de clamer haut et fort qu’envers et contre tout, y compris la loi et le droit, que son document de partage illégal, attaqué en faux et poursuivi au Parquet Général, doit être la seule base. Se contentant des forts appuis dont elle disposerait dans la magistrature également, elle continue d’envoyer ses gérants Nzovu Bitegetsimana et Gabiro Nkorota Christian dans les fermes de la succession pour se servir copieusement sur le patrimoine qui accuse une perte colossale dont elle finira par rendre compte devant la loi et en réparant les préjudices causés à la Succession KASUKU ainsi qu’à la veuve, dont cette dame étrangère à la succession n’a jamais réellement rendu compte à personne.

Tous les montants disparus du patrimoine depuis 2017, n’ont servi ni à payer les employés, ni à payer les taxes de l’Etat, ni à entretenir les routes de desserte agricole, ni à acheter les vaccins et médicaments destinés au bétail.

A la question posée par un magistrat, de savoir pourquoi elle s’accroche tellement à cette succession, en présence de la veuve Zinga Teta, Madame Brigitte Kanyange Safi Ngezayo aurait déclaré que les intérêts sont trop importants… la famille se demande encore en vertu de quoi et en tant que qui, cette dame protègerait ou gèrerait les intérêts de qui et dans quel objectif ?

En 2018 déjà, Maman Zinga Teta avait alerté les plus hautes instances de l’Etat dont le Ministre de la défense de l’époque, mais également les autorités provinciales militaires et politico- administratives sur les risques sécuritaires liés au vol massif du patrimoine de la succession dont on ne sait toujours pas à quoi il sert. La veuve et ses enfants n’ont pas cessé de solliciter l’implication des autorités judiciaires nationales et de démontrer, preuves à l’appui, l’implications de certains représentants de la Loi, qui, à travers leurs actes, se rebellent contre le Jugement RC 20.099 qui nomme la veuve Maman Zinga Teta gestionnaire du patrimoine, en attendant la dissolution du régime matrimonial et la liquidation de la succession.

Cinq mois après l’attaque du 5 avril 2020, aucun des exécutants ou du/des commanditaire(s) de l’attaque n’est écroué, malgré les dépositions des victimes et des témoins entendus sur PV à la PNC Ngungu et par les magistrats du Parquet de Grande Instance de Goma. Pire, il y a eu plusieurs incidents graves depuis lors, dont un corps mutilé sans vie, retrouvé en date du 14 Juin 2020 sur les terres gérées par Rwambika et Vincent, précédemment cités dans la tentative d’assassinat d’un héritier de la Succession KASUKU, enterré à la hâte sous les ordres du Procureur Dauphin MAWAZO FUNGAMALI, qui n’a écrit à la PNC que le 14 Juillet 2020, se trouvant obligé de creuser quand même dans cette sordide affaire qui a eu lieu sur les terres occupées illégalement par Jean Carlos Shebantu.

Mi-juillet 2020, dans le cadre de la gestion du patrimoine, la gestionnaire et veuve du feu Papa Kasuku avait ordonné de déplacer le bétail pour vaccination et réorganisation des troupeaux et une meilleure prise en charge du bétail, c’est alors qu’une centaine d’assaillants cette fois, dont les employés de Jean Carlos et des jeunes gens recrutés dans les alentours, se sont livrés à une violente attaque sur les vaches qui gardaient le bétail au sein de la ferme, blessant mortellement une partie du bétail.
Ce désordre est déploré aussi bien par la population, que par les autorités locales de Ngungu qui craignent eux aussi une spirale de la violence que les organes de la Loi et les autorités provinciales ont pourtant les moyens, l’obligation et l’autorité de contenir.

Avant qu’il ne soit trop tard, le Président du Parlement des Jeunes du Nord-Kivu se joint aux nombreuses voix à Ngungu et au sein de la famille du défunt Kasuku Wa Ngeyo pour interpeller les autorités judiciaires et l’autorité provinciale, qui sont tous bien au fait de la situation et de son évolution particulièrement inquiétante, pour leur demander pourquoi les mesures ne sont pas prises pour contenir une situation qui pourrait devenir dramatique dans une affaire où le sang a désormais déjà commencé à couler…

Le Président du Parlement des Jeunes du Nord-Kivu souhaite que les jeunes de toute tendance soient mis à l’abri face à la persistance de cette morose situation, et pour cela, seules les autorités juridico-politiques sont priées dans toute urgence de régler cette affaire de la succession. Si le prochain incident mettait encore les intérêts des jeunes en danger, le Président du Parlement des Jeunes du Nord-Kivu promet de passer à la vitesse supérieure en mobilisant les jeunes de Masisi et les environs pour dénoncer cette complicité et la passivité de ceux qui sont sensés les sécuriser.

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