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RDC: Transformer l’industrie de l’aide humanitaire en capital de développement pour le Nord-Kivu

RDC: Transformer l’industrie de l’aide humanitaire en capital de développement pour le Nord-Kivu

Le capital est seulement le fruit du travail et il n’aurait jamais pu exister si le travail n’avait tout d’abord existé.

Si seulement nous créons d’avantage d’entreprises avec ces fonds humanitaires, Goma n’aurait pas construit son économie sur
du sable. De nos jours, rien ne paye mieux qu’une prestation de service aux ONG Internationales ou aux Organismes de Nations-Unies.

En effet, les ONGs sont les meilleurs clients des peu d’opérateurs économiques. Ils sont les plus grands
consommateurs de carburant, clients des garagistes, bon locateurs de luxueux immeubles et voitures de la ville etc.

En outre, elles s’acquittent assez mieux de leurs devoirs envers
l’Etat : SONAS, CNSS, l’INPP, l’IPR… en sont grands témoins. En économie du développement, ça s’appelle du ‘’Transfert des capitaux du Nord vers le Sud’’. C’est donc un
fait irréfutable : l’économie de la ville est –on dirait– sous perfusion de l’aide humanitaire occidentale. Mais hélas!

Que faisons-nous de ces dollars ?

L’observation libre relève que les revenus provenant de l’aide humanitaire servent en grande partie à l’acquisition d’investissements improductifs :
maisons, voitures… Aussi, nombreux sont qui se sont distingués par la devise « buvons et dansons car demain nous mourons ».

Trop peu sont les humanitaires qui ont réussi à pérenniser les acquits des fonds humanitaires en créant des entreprises privées appelées à survivre le plus longtemps au pays. Pour certains par manque de temps; ou par manque de vision entrepreneuriale, pour d’autres. Ainsi l’économie de la ville est-elle bâtit sur du sable, puisqu’elle peut fondre en un clin d’œil. Wassy MUSORONGI/L’œil de l’économiste

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